Actus & Dossiers / Témoignages

Le centre des congrès de Rennes, un chantier trois en un

L’opération des Jacobins réunit trois projets en un : la construction du Centre des congrès de Rennes, la restauration d’un monument historique et la création d’un lieu culturel. Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, ces trois volets deviennent davantage perceptibles. 
Michèle Le Loir, responsable du service Pilotage des Investissements, Pôle Ingénierie et Services Urbains de Rennes Métropole revient sur les étapes marquantes de 2015.
Le centre des congrès de Rennes, un chantier trois en un
Michèle Le Loir, responsable du service Pilotage des Investissements, Pôle Ingénierie et Services Urbains, Rennes Métropole

Quelles prouesses techniques ont rythmé le chantier en 2015 ?

En 2014, le bâtiment avait été mis « en lévitation » à plus de 15 m du sol, ce qui était déjà spectaculaire. L’année 2015 a vu l’aboutissement du terrassement et des reprises en sous-œuvre du couvent. Forer et installer les pieux et les micro-pieux avait été un travail complexe, mais retirer les fondations provisoires tout en permettant l’avancement des travaux de structure, de voiles et de poteaux, a été une étape plus impressionnante encore. Autre moment mémorable : l’arrivée sur la place Sainte-Anne des neuf poutres reconstituées soudées (PRS) du grand auditorium – les plus longues mesurant jusqu’à 36 m – en convois exceptionnels de camions avec des remorques télescopiques. Voilà un exemple parmi d’autres de la bonne gestion par VINCI Construction France de l’exiguïté du site en hyper centre et de la bonne compréhension du jeu des acteurs : ouvriers, riverains, police, direction de la voirie et OPC* des travaux sur la place Sainte-Anne. L’opération ne supporte pas l’approximation en organisation et en logistique, d’autant plus avec 250 ouvriers, 35 métiers différents sur le chantier en pointe, et des zones de stockage déplacées quasi quotidiennement. 

* OPC : Ordonnancement, pilotage et coordination

Les ouvriers ont mis au jour quelques surprises, comme cette chaire de lecteur découverte dans le réfectoire des moines presque par hasard…

La chaire avait été murée lors de l’occupation militaire du site et redécouverte lors de la fouille archéologique. Le travail des ouvriers spécialisés, des maîtres bâtisseurs et des experts en monuments historiques a été considérable pour restaurer les pierres de taille, remplacer les maçonneries, rénover les charpentes des ailes est et ouest du couvent, et mettre en place la nouvelle charpente de la nef de l’église semblable à une coque de navire retournée. C’est étonnant de voir des maçons passer à la fraiseuse les pierres de tuffeau sculptées des encadrements du réfectoire et, à quelques mètres, d’autres corps de métier couler du radier d’un mètre d’épaisseur avec des barres d’acier colossales, au-dessus du tunnel du métro !

Le groupement d’entreprises de VINCI Construction France apporte t-il de la cohérence à cette diversité de métiers ?

Oui, il permet la coexistence. Nous avons pu réunir le meilleur de VINCI Construction France, avec des hommes et des femmes très pointus dans leur catégorie, et des corps d’état techniques de qualité. Même si nous avons tous conscience des difficultés qui pourront survenir durant la suite du chantier, la maîtrise d’ouvrage, le maître d’œuvre et le groupement forment une sorte de dream team qui a l’envie de bien faire. C’est une satisfaction d’avoir passé ensemble des étapes que nous redoutions lorsque nous avons pris connaissance du projet de l’architecte Jean Guervilly. Il a d’ailleurs l’habitude de dire que « l’architecture, c’est la qualité de la construction ». Les gens qui se promèneront dans les espaces enterrés sous le couvent et qui apprécieront la beauté des volumes, la finesse des éclairages ou la qualité des matériaux, ne pourront jamais s’imaginer le défi technique que cette opération a représenté… Notre métier est un peu magique, n’est-ce pas ?

Nous avons pu réunir le meilleur de VINCI Construction France, avec des hommes et des femmes très pointus dans leur catégorie, et des corps d’état techniques de qualité. 

Les gens qui se promèneront dans les espaces enterrés sous le couvent et qui apprécieront la beauté des volumes, la finesse des éclairages ou la qualité des matériaux, ne pourront jamais s’imaginer le défi technique que cette opération a représenté…

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