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Le centre hospitalier de Lille trouve un nouveau souffle

A l’horizon 2020, Lille (59) sera doté du plus vaste hôpital cardio-vasculaire et thoracique en Europe. Composé de bâtiments neufs et réhabilités, l’ensemble est situé au cœur du centre hospitalier régional universitaire (CHRU). Pour les équipes de Sogea Caroni, le grand défi est d’allier rapidité d’exécution, efficacité et maîtrise totale des nuisances, dans un site en activité. 

Le centre hospitalier de Lille trouve un nouveau souffle

Le projet, dessiné par l’agence d’architecture Valode & Pistre, consiste à réhabiliter les bâtiments de l’actuel hôpital cardiologique, d’une surface de 34 000 m² auxquels seront imbriqués plus de 40 000 m² d’espaces neufs. Le futur site regroupera non seulement l’ensemble des spécialités cardiologiques, vasculaires et thoraciques du centre hospitalier, mais aussi les agences cardiaques, le Samu-Smur* et le centre antipoison. Pour continuer d’assurer des prestations médicales de pointe, moderniser l’ensemble des installations est indispensable.

L’opération est aussi emblématique de l’évolution des besoins hospitaliers : les centres hospitaliers universitaires (CHU) cherchent aujourd’hui à adapter leurs locaux pour intégrer de nouveaux équipements, à rationaliser l’organisation et les circulations internes, et aussi à mutualiser les moyens afin d’optimiser les coûts. Avec ces travaux, le CHRU va doubler sa capacité opératoire et d’accueil des patients.

Une imbrication complexe du neuf et de l’ancien

Les équipes de Sogea Caroni ont débuté les travaux en février 2014 par la construction d’un bâtiment tertiaire. Livré en décembre 2015, le bâtiment accueille le personnel administratif et les consultations, l’entrée principale, l’accueil ainsi qu’un transfert temporaire des urgences. Cette première étape a permis de libérer une partie des espaces existants afin de débuter les opérations de réhabilitation.

La deuxième phase, commencée en août 2014, concerne la construction d’un bâtiment dédié à l’hébergement sur huit niveaux et la rénovation du « socle », large dalle incluant trois niveaux d’activité pour l’hôpital, étendu sur l’aile ouest du bâtiment. En revanche, la partie nord de ce socle est totalement détruite afin de recréer les fondations du nouveau bâtiment.

A l’issue de ces opérations, les phases 3 et 4 achèveront la réhabilitation des anciens espaces dans leurs parties sud et nord, entre fin 2017 et 2020.

L’intervention en site occupé - près de 100 000 personnes sont accueillies chaque jour - constitue la première difficulté du chantier. L’organisation se doit donc d’être rigoureuse et a été définie en concertation avec la direction de l’hôpital. 

Une passerelle en acier de 45 m

Le bâtiment neuf et l’existant seront reliés par une passerelle en acier de 45 m sur cinq niveaux. Pour la poser, un travail de démolition lourde, dans une zone située à proximité immédiate des blocs opératoire, doit être mené.  Afin d’éviter toute contamination des espaces en activité, des zones en dépression ont été mises en place permettant aux poussières de rester dans la zone confinée, au moyen de pompes inspirant un débit d’air plus important que le volume pouvant y rentrer naturellement. Après l’assemblage puis le positionnement en place de la poutre principale, un cheminement spécifique a été créé pour le coulage des banches, afin de ne jamais risquer de gêner les circulations.

 

*Service d’aide médicale urgente – service mobile d’urgence et de réanimation 

 

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