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Rénovation de la station d'épuration Seine-Aval, Achères (78)

Etendue sur 800 ha, l’usine Seine-Aval est aujourd’hui au cœur d’un vaste chantier de modernisation destiné à répondre aux attentes des exploitants et aux exigences environnementales. Jacques Olivier, directeur général du syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap) revient sur les rapports noués avec VINCI Construction France à l’occasion de cette réhabilitation.
Rénovation de la station d'épuration Seine-Aval, Achères (78)

Jacques Olivier, directeur général, syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap)

 

Avec cette refonte de la station d’épuration la plus grande d’Europe et la deuxième dans le monde après celle de Chicago, à quels enjeux les experts génie-civilistes et hydrauliques de VINCI Construction France ont-ils répondu ? 

Pour qu’elle puisse poursuivre sa mission d’épuration des eaux, il fallait d’abord traiter l’obsolescence de cette usine, dont la première tranche a été bâtie en 1940. D’autre part, il s’agissait de permettre au Siaap de se mettre en conformité avec les normes imposées par la directive-cadre sur l’eau (DCE) et les objectifs européens de la directive eaux résiduaires urbaines (DERU). Enfin, nous souhaitions limiter l’empreinte environnementale de l’usine et répondre ainsi à l’exigence citoyenne de durabilité.

La réhabilitation des installations du prétraitement constitue la première grande étape de la refonte…

VINCI Construction France est partie prenante de l’ensemble de la rénovation, mais en effet, la première phase du prétraitement a été mise en service à la mi-février 2016, ce qui a permis la démolition de l’ancien prétraitement, une bascule et le lancement de la deuxième phase des travaux pour une installation à l’état de l’art d’ici deux ans. Les équipes sont également engagées dans la mise en œuvre de la file biofiltration. Je me souviens encore de la première pierre de ce chantier alors que les terres étaient excavées pour la seule réception des fondations de la « file bio » : c’était pharaonique ! Ces deux chantiers sont menés en temps et en heure, et ma plus grande satisfaction reste le maintien du fonctionnement de l’usine pendant les travaux. Résultat de la mobilisation de toutes les parties prenantes, le Siaap en tant qu’exploitant, le constructeur, l’épurateur et le génie civiliste.

Quelles solutions concrètes vous ont été apportées en termes d’efficacité opérationnelle et d’assurance du résultat ?

Le projet n’est pas un pur équipement de génie civil mais aussi un ouvrage de traitement. La conception de l’un ne va pas sans l’autre. En proposant une solution intégrée conjuguant l’hydraulique et le génie civil, VINCI Construction France contribue à optimiser la dynamique d’investissement du Siaap, plutôt élevée ces 15 dernières années pour faire face aux décisions stratégiques des acteurs politiques régionaux.

Préserver le milieu naturel, développer l’industriel responsable, gérer l’eau durablement… autant d’objectifs que le Siaap partage avec VINCI Construction France. Quelles autres valeurs avez-vous en commun ?

Quand on choisit le groupe VINCI, on sait à quoi s’attendre. Nos équipes travaillent en toute confiance, et un des traits qui nous unit, c’est l’attention que nous portons à la sécurité et à la préservation de la santé des hommes et des femmes au travail. Etablissement public ou entreprise privée, nous nous rejoignons sur le respect des hommes et des engagements.

Le marché français du traitement de l’eau a connu une décennie très active. Quels sont les enjeux de celles à venir ? 

L’enjeu futur et l’enjeu premier, c’est la gestion patrimoniale. Une fois les exigences de mise en conformité du réseau traitées, reste la maintenance des installations. Nos investissements se poursuivront avec des opérations de revamping de Seine-Amont à Valenton (Val-de-Marne) et des travaux importants sur les réseaux. Préparer l’avenir, ce sera aussi réfléchir aux capacités épuratoires de la région parisienne. Aujourd’hui, nous traitons 80 % des eaux usées de la région parisienne, soit 9 millions d’usagers, mais nos capacités épuratoires ne seront plus suffisantes en 2030, en prenant en compte l’augmentation de population, estimée entre 800 000 et 1,2 million d’habitants.

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